Voilée, dévoilés

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MA GALERIE EN UNE SEULE PAGE


22 photos prises en Juin 2010 lors du festival Viva cité de Sotteville-lès-Rouen

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Comments (28)

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hanaé dhersin on January 12, 2011

Bonjour Michel

Autant pour moi alors, si tu ne l'as pas déplacé. Le contraire de l'excès c'est la réflexion fondée sur l'origine des idées qu'on manipule. Personnellement, quand je ne connais pas une chose ou quelqu'un je m'abstiens de discuter sur la question dont je ne maîtrise pas les enjeux quitte à passer souvent pour lâche ou faible pour certains. Ce n'est pas moralisant c'est juste l'école républicaine,sa gratuité et Descartes qui me l'on enseigné, j'essaie de leur rester fidèle jusqu'au bout des ongles.

Mais je crois que ce qui est le + surprenant sur cette photo Michel, c'est la suggestivité qui a été suscité que tu as très bien exprimé dans ton titre. Fin esprit, je confirme mon avis.

Et bon après Monica nous a embrouillé lol Je fais pas faire un cours de sociologie de l'immigration (2ndes et 3èmes générations n'existent pas : on n'émigre qu'1 seule fois, là dessus il y a beaucoup de choses à dire) : c ma spécialité de formation, en fait. Mais bon.

Le mystère reste entier, on ne saura pas qu'elle était l'intention de ce monsieur noir... Et c'est peut être cela le + interessant, ce que les gestes expriment au delà des paroles ou des apparences (vestimentaires ou autres).

clichés/rancune : en toute amitié si tu préfères, car j'ai visité ta galerie qui est très interessante (contrairement à la mienne lol j'avoue)

Michel Chéron on January 12, 2011

Je vais donc à nouveau tenter de calmer le débat (la dernière fois, ça n'a pas marché) en exposant le plus clairement possible ce qu'implique pour moi cette photo et son titre.

Quelle devrait être pour nous, occidentaux élevés aux droits de l'hommes, la place des femmes dans le monde ? La réponse pour moi est très simple et sans appel : la même que l'homme ! Cela implique que si les droits de l'homme ont un sens pour moi, je ne puisse pas accepter de revivre dans un monde où il est à nouveau permis de traiter les femmes comme des mineures soumises aux hommes et dont la seule fonction dans la société serait de faire et d'élever les enfants de leur mari. Des femmes embrigadées au point de croire que le voile qu'elle porte (alors que leurs mères et leurs grand-mères n'en portaient pas ou alors des plus discrets) est un choix personnel, délibéré et librement consenti. Il n'y a pourtant pas de fatalité et, malgré les pressions exercées sur ces femmes, certaines se battent pour faire évoluer les choses et pour qu'on ne les considère plus comme des "putes" quand elles ne se montrent pas assez "soumises" (2 mots évidemment choisis à dessein). Alors, au lieu de stigmatiser une communauté sans distinguer entre les courants parfois antagonistes qui la parcourent ou au lieu de vouloir croire que le voile ne serait qu'une pièce de vêtement insignifiante librement choisie par des femmes heureuses de leur sort (comme les bonnes sœurs), aidons-les plutôt dans leur combat en n'ayant pas peur d'appeler un chat un chat : Partout dans le monde des réseaux fascistes et criminels instrumentalisent l'Islam pour faire régresser l'humanité au moyen âge. Ils utilisent comme on le sait, la propagande, le prosélytisme, les enlèvements, les assassinats, les attentats mais aussi la tenue vestimentaire notamment des femmes pour 1 - rendre leur idéologie visible partout dans le monde, 2 - amener les communautés (notamment immigrées) à rallier leur cause et 3 - diviser les occidentaux sur les méthodes à adopter pour enrayer ou non ce phénomène. Vous remarquerez d'ailleurs que sur le plan de la division, l'outil fonctionne à merveille compte tenu des débats plus ou moins houleux que suscite cette photographie qui n'a pourtant rien de très provocant.

Michel Chéron on January 12, 2011

J'espère avoir été clair sur le fait que ma photo et ma pensée ne stigmatisent ni cette femme, ni cette religion, ni cette communauté.

hanaé dhersin on January 12, 2011

Mais oui, il n'y a pas de soucis chacun a un avis qu'il peut soumettre et heureusement c'est ce qui fait que nous partageons ensemble des valeurs démocratiques et républicaines qui n'existent pas dans nombre de pays qui se disent musulmans mais qui ne respectent ni la libre conscience ni le libre arbitre personnel (tortures, enlèvements, emprisonnements...).

Michel you are "a petit coquin" (je parodie Florence Foresti immitant Madonna avec l'accent mais ça ne passe pas à l'écrit lol) tu lèves le lièvre avec ce regard de connivence de ce monsieur à l'avant et maintenant tu fais l'étonné ! lol

Je suis bien placée pour dire ce qu'est le voile quand même, au moins là je c de quoi je parle. Je pense que même si c réseaux existent les médias et nous par la force des choses, extrapolons Michel ! Je le portais comme la fille de devant enroulé autour du chignon et c vrai que les 1ères fois j'ai vu des filles avec la coupe en "forme de chauve souris" ça m'a fait drôle, voire peur.

Je ne le porte plus (bien que blanc et "limpide")car les gens ne le comprennent pas, ça les effraie et finalement c contre-productif et comme perso j'M ma culture, ma république j'ai juste arrêté de le mettre. Mais en étant chaste et après chacun fait ce qu'il veut j'ai énormément de mal (me sent agressé par l'hypersexualisation dans les médias et ce n'est pas 1 question d'imposer les "bonnes moeurs" je sens que tu vas te moquer Michel lol

Il y a des gens qui ne rentrent pas dans ce shémas post soixante huitard de libération sexuelle "tous à la plage naturiste"...

Moi quand 1 homme me regarde, du haut de mes 34 ans, je rougis et je baisse le regard c'est peut être stupide, charmant, je n'en sais rien, mais il faut de tout pour faire 1 monde ! Ce qui ne m'empêche pas dans la soirée d'aller m'(entraîner à la boxe...

Amitiés sincères ;-)

Michel Chéron on January 13, 2011

Mais non, mais non Debora, tes interventions sont toujours très précieuses et parfaitement bienvenues. Pour Hanaé, même si j'avais deviné qu'on avait affaire à une croyante, je ne me doutais pas que tu étais musulmane. Voilà qui enrichi fortement le débat, d'autant que tu dis faire partie de ces femmes qui ne se sentent pas obligées d'arborer l'habit pour se sentir moine (métaphore LOLesque...) et qui sont conscientes de l'effet productif ou improductif de certains signes d'appartenance religieuse. Je pense que le sentiment religieux (le vrai) n'a nullement besoin d'un folklore vestimentaire pour exister mais je pense aussi qu'il n'a surtout pas besoin d'un dieu en tout cas pas de ce type irascible et sans pitié que promeuvent les trois monothéismes. Ma religion (appelons ça comme ça, disons : ce qui me relie au grand tout et donc à moi-même) c'est de voir la vie, la pensée et les émotions naître de la matière brut. Pourquoi et comment y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Quel rôle joue ou jouera l'intelligence dans l'univers qui semble entièrement conçu pour la faire surgir partout où c'est possible ? Et comment accepter notre propre mort en sachant que le temps qui nous reste à vivre ne nous permettra pas d'obtenir les réponses à ces questions ? Ce sont des interrogations fondamentales assez vastes pour déclencher chez celui qui se les pose une véritable spiritualité, dégagée de toute croyance, de toute religion prédigérée et de tout folklore vestimentaire.

hanaé dhersin on January 13, 2011

Que de questions, dis-moi ! Je te parlais d'attitudes, d'intentions, de vie intérieure : l'objet "voilant" n'est qu'une manifestation de cet état d'esprit. Le folklore n'est que l'aspect superciel des choses, superficialité à laquelle beaucoup de gens se cramponnent de toutes leurs forces, posture stupide mais bon, c'est comme ça.

L'essentiel est ailleurs, je pense que là-dessus on est d'accord et c'est le + important !

Bonne journée Michel ;)

Michel Chéron on January 13, 2011

Oui Hanaé, c'est bien le problème quand ce ne sont pas les questions qu'on se pose mais seulement le costume qui fait "foi" !

Michel Chéron on March 8, 2012

Appel des femmes arabes pour la dignité et l'égalité

Publié dans le Monde du 8 mars 2012

Nous, femmes arabes impliquées dans les luttes pour la démocratie, la dignité et l'égalité, nous, actrices au premier plan des changements exceptionnels que connaît le monde arabe, tenons à rappeler à l'opinion publique que les femmes sont en droit de bénéficier au même titre que les hommes du souffle de liberté et de dignité qui gagne cette région du monde. Depuis toujours, les femmes mènent des luttes pour obtenir des acquis, plus ou moins importants selon les pays. Mais ces acquis demeurent en deçà de leurs aspirations et font de leur statut un des plus reculés dans le monde.

Les violences demeurent répandues tant dans l'espace public que privé et très peu de mesures sont prises pour mettre fin à ce fléau.

Les codes de la famille ne sont dans la plupart des pays arabes que des textes instituant l'exclusion et la discrimination.

Les autres lois que sont le code de la nationalité, certains codes civils et les lois pénales ne font que renforcer ces discriminations. Ces lois violent les droits les plus élémentaires et les libertés fondamentales des femmes et des fillettes par l'usage de la polygamie, le mariage des mineures, les inégalités en matière de mariage, de divorce, de tutelle sur les enfants ou encore l'accès à la propriété et à l'héritage.

Certaines lois permettent même à la parentèle masculine de tuer des femmes et des filles avec le bénéfice de circonstances atténuantes dans le cadre des crimes d'honneur.

Si la majorité des pays arabes (à l'exception du Soudan, et de la Somalie) a ratifié avec plus ou moins d'empressement la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (Cedaw), adoptée par l'ONU en 1979, ces ratifications sont restées sans impact réel sur le statut et la condition des femmes.

Aujourd'hui que le monde arabe est en phase de construction démocratique pour la consolidation de l’État de droit et des droits humains, nous considérons que si l'égalité ne peut se réaliser sans la démocratie, la pleine jouissance de cette démocratie ne peut se réaliser sans une égalité totale entre les hommes et les femmes.

C'est pourquoi nous appelons les Etats, les partis politiques et la société civile dans ces pays à tout faire pour que la dignité des femmes et leur égalité avec les hommes ne soient pas une fois de plus sacrifiées au nom de prétendues priorités.

Aucune démocratie en effet ne peut se construire au détriment de la moitié de la société. Ensemble nous avons fait notre présent, ensemble nous construirons un avenir meilleur.

Nous exigeons :

  • la préservation des acquis, l'égalité totale et effective et l'inscription des droits des femmes dans les constitutions ;

  • les mesures législatives et administratives afin d'éradiquer les violences faites aux femmes ;

  • la ratification et le respect de la Cedaw sans réserve dans son esprit et dans toutes ses implications concrètes ;

  • l'adoption de lois qui protègent les femmes des inégalités sociales et économiques, des discriminations, en particulier familiale ;

  • les mesures d'action positive afin d'assurer l'accès des femmes aux postes de décision et à leur pleine participation à la vie politique et associative ;

  • la dénonciation des voix qui s'élèvent ici et là pour discriminer les femmes au nom d'une lecture rétrograde des préceptes religieux ainsi que celles qui voudraient leur interdire une participation pleine et entière à une vie digne et respectueuse des droits humains ;

Les huit signataires de l'appel :

  • Souhayr Belhassen, présidente de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH), tunisienne ;

  • Bochra Belhadj Hmida, avocate, cofondatrice et ex-présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates, tunisienne ;

  • Shahinaz Abdel Salam, blogueuse et activiste, égyptienne ;

  • Nawal El Saadawi, médecin psychiatre, écrivain et féministe historique, égyptienne ;

  • Tahani Rached, réalisatrice, égyptienne ;

  • Samar Yazbek, écrivain, syrienne ;

  • Azza Kamel Maghur, avocate internationale et membre du Conseil Libyen des Droits de l'Homme, libyenne ;

  • Wassyla Tamzali, féministe et essayiste, algérienne.

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Photo details

  • Uploaded on January 4, 2011
  • © All Rights Reserved
    by Michel Chéron
    • Camera: Canon PowerShot G11
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    • Focal Length: 6.10mm
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