Martin-pêcheur (Alcedo atthis) Le 22 Fév. 2013

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Identification : Le mâle adulte possède un front, un capuchon, une nuque et des moustaches barrés de bleu-vert et de bleu brillant. Les lores foncés sont surmontés d'une ligne rousse, les joues et les parotiques sont rousses. Le menton, la gorge et la tache du cou affichent une couleur blanche teintée de chamois jaunâtre. Les ailes sont bleu-vert. Les scapulaires et les couvertures présentent une couleur verte avec des extrémités bleu vif qui contraste avec la teinte bleu cobalt brillant du manteau, du dos et du croupion. Les sous-caudales sont un peu plus foncées et la queue est bleu foncé. La poitrine est roux orangé, les sous-alaires et les sous-caudales d'une nuance légèrement plus claire. Le bec est noir avec des commissures rouges. L'iris est brun foncé, les pattes rouges. Contrairement aux couleurs orangées qui sont d'origine pigmentaire (caroténoïde), le bleu et le vert des parties supérieures sont d'origine physique. La femelle adulte est identique au mâle, excepté la mandibule inférieure rouge-orange avec une pointe noire. Les juvéniles sont plus ternes que les adultes. Ils possèdent un dessus plus vert et un dessous plus pâle. Les plumes pectorales ont un liseré sombre. La pointe du bec est blanchâtre et les pattes sont d'abord noires.

Chant : Le cri du martin-pêcheur est un cri très strident 'tchiii' . Au printemps et en automne, il utilise un autre cri 'chri-ti-tit' plus agressif pour repousser les intrus.

Habitat : Le martin-pêcheur se rencontre au bord des eaux calmes, propres et peu profondes, plutôt en des lieux abrités du vent et des vagues. Son existence reposant sur la capture de poisssons en nombre suffisant, le martin-pêcheur doit disposer d'une eau pure et poissonneuse. Les rives, pourvues d'arbres et de poteaux utilisés comme des perchoirs sont appréciées. L'eau doit rester assez claire pour un bon repérage des proies. Les adultes sont sédentaires si le climat le permet , mais les jeunes se déplacent parfois loin. Les habitats varient selon les saisons : en hiver, on observe des martins pêcheurs sur les côtes et dans les estuaires où ils fuient le gel des eaux douces. La plupart des martins-pêcheurs russes et chinois migrent loin au sud pour échapper aux conditions hivernales particulièrement dures et glaciales. Pendant la période de reproduction, ils fréquentent les cours d'eau pourvus de pentes abruptes et meubles. A défaut, ils se contentent des berges des étangs ou des sablières inondées.

Comportements : Malgré leurs vives couleurs, les martins-pêcheurs ne sont pas faciles à voir. Les couleurs métalliques de ses faces supérieures constituent en effet un excellent camouflage lorsqu'il file au ras de l'eau sur ses courtes ailes vibrantes. Heureusement ils poussent des cris distinctifs, émis surtout en plein vol, qui permet de les repérer. Ces sifflements métalliques et aigus ne ressemblent à aucun autre. Le martin-pêcheur se baigne surtout pendant la période de nidification, en plongeant plusieurs fois à la suite, après quoi, il se lisse le plumage, étire ses ailes et baille. Au total, cette toilette peut durer deux heures par jour. Il rejette plusieurs fois par jour une pelote de réjection grisâtre contenant des arêtes de poisson et des caparaces d'insectes. La nuit, il dort seul dans la végétation riveraine, les roseaux ou les arbres creux.

Vol : Vol acrobatique, rapide, direct à 40-45 km/h. Longe souvent les cours d'eau au ras de l'eau.

Nidification : Les martins nichent dans un terrier creusé habituellement dans la berge d'un cours d'eau. La nidification est précédée par la parade nuptiale qui comporte de bruyantes poursuites aériennes, les deux partenaires volant tantôt au ras de la surface de l'eau, tantôt au-dessus de la cime des arbres riverains. Elle peut durer pendant de longues heures et elle s'achève normalement lorsque le mâle présente un site à la femelle. Si le tunnel n'existe pas encore, les deux oiseaux se précipitent bec en avant jusqu'à ce qu'un petit orifice soit foré dans la paroi. Une fois cette prise assurée, l'excavation se poursuit, les pattes servant à évacuer la terre déplacée. Lorsque la galerie atteint une longueur convenable et que le mâle y a attiré la femelle, le rituel avec offrande peut avoir lieu : le mâle apporte de la nourriture à sa partenaire, s'aplatit devant elle, les ailes pendantes puis étire le cou pour lui proposer un petit poisson tourné la tête la première. La manoeuvre, repétée à plusieurs reprises procure à la femelle assez de ressources pour pondre ses six ou sept oeufs. Les deux adultes couvent à tour de rôle et nourrissent les jeunes qui naissent nus. Au début, chaque poussin reçoit une part à son tour et cède sa place au suivant. Lorsqu'ils sont devenus plus grands, les jeunes deviennent moins disciplinés et la compétition pour le ravitaillement s'installe. Au bout de 4 semaines environ, les petits quittent le nid et sont rapidement aptes à se nourrir seuls. Les adultes ont alors souvent le temps d'entreprendre une seconde nidification. La ponte intervient d'avril à juillet. Sur cette assez longue période, un couple peut mener à terme 2 ou 3 couvées. Le nid étant rapidement souillé par les déjections et par les détritus de nourriture, il est généralement renouvelé chaque année.

Régime : L'essentiel du menu du martin-pêcheur est composé de petits poissons tels que les vairons, épinoches, chabots, truites, vandoises, chevaines, perches, brochets et loches franches jusqu'à 125 mm. L'oiseau guette ses proies d'un perchoir n'excédant pas trois mètres. Ou bien il pratique le vol stationnaire. La proie repérée, il plonge presque verticalement , les ailes allongées vers l'arrière. Saisissant fermement le poisson dans son bec puissant, l'oiseau bat des ailes pour remonter à la surface puis regagne son perchoir. Là, il frappe violemment sa victime contre une branche pour l'assommer avant de l'avaler. Le martin-pêcheur consomme également des insectes (les notonectes représentent 40% des insectes capturés) ainsi que des crustacés (des gammares) et des batraciens.

Protection / Menaces : Même si son aire de répartition est assez large, les effectifs sont en régression dans beaucoup de pays. Il semble que les hivers très rigoureux sont un des problèmes principaux. Neanmoins, les causes de la régression actuelle sont la pollution des rivières, les canalisations, les drainages qui troublent les eaux. SOURCE

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Comments (36)

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Roland&Sandrine on March 5, 2013

Comme dit Daumy c'est vrai que c'est du GRAND ART.. aussi bien pour la beauté de l'oiseau que pour le photographe..

Je viens tous les jours le voir tu-sais..!

Amitié, roland

et merci d'avoir admiré les VAaaaaaaaches..!

Roland&Sandrine on March 5, 2013

Ahhhh bon rien vu.... moi je n'ai pas trop le temps.. avec ce beau temps j'ai du boulot à rattraper..à l'extérieur.. la taille des Kiwis ce n'est pas une sinécure.. crois-moi.. en plus ça fait deux ans que je n'y ai rien fait..!

Mais je prendrai un jour le temps et ce ne sera pas dans bien longtemps..

Bonne soirée , André et merci également de ta visite

Amit/rol

WINGEGUE on March 6, 2013

Der Eisvogel ist ja immer noch da!! L Gruß Günter.

Roland&Sandrine on March 6, 2013

Mais il est quand même plus beau ce grand moustique

bien coloré..

Roland&Sandrine on March 7, 2013

salut Martin.. enfin je voulais dire André- Martin

bonne soirée à vous deux,

amit/rol

Jeanne-Marie Simon-C… on March 9, 2013

Bonjour André ! C'est très sympa à vous ce petit Coucou de Paris ! "Dans la forêt lointaine, on entend le Coucou ! Du haut de son grand chêne, il répond au Hibou ! Coucou ! Coucou !" Je ne savais pas qu'il y avait ce genre d'oiseau dans la capitale !? MDR ! Bonne fin de séjour ! Amitiés, Jeanne-Marie

Fernand Metzger on March 11, 2013

il est SU- PER - BE !!! YSL et félicitations spéciales pour le photographe . YSL

Fernand Metzger on March 11, 2013

il faut que j'ailles chez l'ophtalmo . Je n'avais pas remarqué cet animal alors que plus flashy ya pas ches nous....

ch' caf' on March 19, 2013

Ce que j'aimerais pouvoir faire une telle photo! Un très gros like! Amitiés, Christian

roeli bindels on April 2, 2013

like and fav!! great capture !!!!

Jean-Pierre Pourcine… on April 2, 2013

Superbe,ANDRE.J'en ai sur mon étang,avec même des perches tendues sur l'eau,pour lui faciliter la pêche.Il me signale son arrivée par un sifflement bref et strident,mais plus rapide que le déclic,il est reparti.Bravo;YSL

Amicalement,Jean-Pierre

Eliseo.mc on April 7, 2013

Bonita pose de este martín pescador.

LIKE 25.

Saludos de Eliseo.

Roland&Sandrine on July 16, 2013

Je viens le revoir...André.. quand même beau...

mon prochain cliché de ce bel oiseau sera comme >>>>celui-ci......................! ça laisse rêveur...non?

à+ roland

Jeanne-Marie Simon-C… on July 16, 2013

Votre Martin, c'est comme les écureuils dans ma combe . Alors que je les vois chaque jour en Hiver, les feuillages denses en Etè les rendent pratiquement invisibles, comme s'il n'y en avait plus aucun . Il m'arrive quand même d'en apercevoir un de temps en temps, mais de manière très furtive . Bonne soirée André ! Amitiés, Jeanne-Marie

Jean-Pierre Fleury on October 9, 2013

Fantastique. Je n'ose pas rêver de photographier une telle merveille. L & F. Félicitations pour votre magnifique galerie. Je prendrai le temps à l'occasion de la visiter plus en détail. Jean-Pierre

Anton Trötscher on October 31, 2013

Hello Andre! A Eurasian Kingfisher beautifully photographed! Excellent color rendition!! Many friendly greetings and very best wishes! Anton Trötscher

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Photo details

  • Uploaded on February 22, 2013
  • © All Rights Reserved
    by André Meyer
    • Camera: NIKON CORPORATION NIKON D5100
    • Taken on 2013/02/22 13:31:05
    • Exposure: 0.006s (1/160)
    • Focal Length: 300.00mm
    • F/Stop: f/5.600
    • ISO Speed: ISO400
    • Exposure Bias: 0.00 EV
    • Flash fired

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