Gendarmerie de Saint Tropez

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Qui aurait pu imaginer que le plus célèbre (faux) maréchal des Logis-chef de France, Ludovic Cruchot, allait rendre insomniaques les (vrais) gendarmes de Saint-Tropez ? Personne, pas même Richard Balducci, le scénariste de la mythique série « Le Gendarme de Saint-Tropez », qui a propulsé Louis de Funès et Michel Galabru au sommet de la gloire. Et pourtant, un épisode imprévisible a bel et bien prolongé dans le temps la série réalisée dans les années 60 par Jean Girault(1). Par la magie du hasard, la réalité a pris le pas sur la fiction. C’était dans les années 80. Sur l’écran géant des nuits tropéziennes, une véritable guérilla entre gendarmes et noctambules se dessine alors en ombres chinoises. Le capitaine Laurent Perrin, commandant en second de la compagnie de Gassin-Saint-Tropez le confirme.

Cru-chot Cru-chot ! A force d’être réveillés au petit matin par des noceurs scandant « Cru-chot, Cru-chot », les gendarmes de Saint-Tropez décident de riposter. Planqués derrière leurs fenêtres, après avoir traversé à pas de loup la gendarmerie (située place Blanqui), ils bombardent les fêtards avec des poches remplies d’eau chaude. On les imagine volontiers hilares tandis que, dégrisés, la mine déconfite, les braillards battent en retraite.... Jusqu’à la nuit suivante. Cette « bataille » a définitivement pris fin en 2003 lorsque la brigade a déménagé. L’histoire est cocasse. Elle aurait pu servir de trame au septième film qui n’a finalement jamais été tourné en raison du décès du réalisateur.

Une équipe de ringards Passionné de cinéma, le capitaine Laurent Perrin, qui mène depuis trois ans une enquête de fond sur le tournage des gendarmes, connaît plus d’une anecdote. Pour avoir rencontré plusieurs témoins de l’époque (figurants, cascadeurs, ou gendarmes attachés à la sécurité), cet inconditionnel de la comédie à la française, a reconstitué dans le détail l’histoire de cette formidable saga. Des documents en témoignent désormais.

« Me retrouver ici, c’est providentiel », dit le capitaine, muté à Saint-Tropez en 2007. On apprend ainsi comment Michel Galabru a décroché le rôle de Gerber. En vacances à Saint-Tropez, c’est à l’hôtel de La Ponche où il était descendu qu’il entend soudain dire : « Il paraît que pour tourner aux côtés de Louis de Funès, ils cherchent une équipe de ringards qui ne coûtera pas trop cher ». Quelques jours plus tard, Galabru reçoit un coup de fil. On lui propose le rôle de l’adjudant Jerôme Gerber. Le hasard fait bien les choses et les gags se font écho. Car l’origine du « Gendarme de Saint-Tropez » tient à une simple mésaventure dont fut victime Richard Balducci. C’est après s’être fait dérober sa caméra dans sa voiture, alors qu’il admirait le panorama à Port Grimaud, que le scénariste s’est rendu pour la toute première fois à la gendarmerie de Saint-Tropez pour déclarer le vol. Alors qu’il s’épanchait, il s’entendit répondre : « mais tout ça n’est pas bien grave ! » Médusé par le comportement débonnaire des gendarmes, il partit en promettant : « Je vais écrire quelque chose sur vous car je n’ai jamais vu ça de ma vie ! » Le gendarme de Saint-Tropez était (presque) né !

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Comments (3)

Raby Jean-Luc on March 18, 2013

Un lieu de bons souvenirs (paradoxe pour une Gendarmerie ) L

dunham on March 19, 2013

Merci Jean-Luc Saint Tropez doit beaucoup a cette gendarmerie et a leurs célèbre occupants.

Chinappi on April 15, 2013

Bien sur je l’ AIME et je VOTE pour elle.

J’espère que mon vote vous aidera. Bonne chance pour le concours.

A bientôt… Un salut cordial de Grasse.

Bernard.

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Photo details

  • Uploaded on March 11, 2013
  • © All Rights Reserved
    by dunham
    • Camera: PENTAX K20D
    • Taken on 2013/03/04 16:24:22
    • Exposure: 0.006s (1/180)
    • Focal Length: 17.01mm
    • F/Stop: f/8.000
    • ISO Speed: ISO100
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