Guy Ferdinande
Il est d’usage, quand on va à la rencontre d’une ville, de commencer par son cœur historique, ses monuments, ses rues passantes, tout ce qui fait dire : c’est une belle ville ! De cette façon, quand on présente une ville, et les syndicats d’initiative sont là pour ça, on s’attarde sur les centres-villes, les monuments, les grandes réalisations, les musées, les bons restaurants, etc. La ville dont mon compte Panoramio abonde de photos c’est Lille, une ville qui s’enorgueillit de son cœur historique (le Vieux Lille) où les commerces chic ont élu domicile ; de son centre ville avec son animation marchande, ses galeries ; sans oublier les grandes réalisations (Euralille 1 et 2), et puis ses équipements, ses musées, bref de tout ce qui la met en valeur de façon significative.
Pourtant, toute chose ayant sinon un revers du moins un envers, j’aimerais que vous parcouriez avec moi la face intestine de cette métropole forte de 85 communes à laquelle Lille prête son nom, face cachée significative pour sa part du paupérisme et de la vétusté postindustrielle. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de villes en France riches d’une face cachée aussi criante. Lille comme toute la région du Nord, outre ses cicatrices, a encore des plaies ouvertes. Dans la déambulation que je vous propose, je ne me suis pas attardé sur ce qui constitue l’ordinaire des visites guidées, l’ordinaire des visites guidées n’a pas besoin de moi, aussi découvrirez-vous davantage ce qui à mes yeux constitue l’essentiel, entre faubourgs et banlieue.
Le cœur des faubourgs, là où le touriste ne manque pas d’aboutir le dimanche matin, c’est Wazemmes et son marché, le marché populaire le plus célèbre de France selon le magazine Géo. Hebdomadairement, tout Lille, et particulièrement le prolétariat, converge vers cet incontestable lieu de communion sociale. Wazemmes, une commune rattachée à Lille en même temps qu’Esquermes, Moulins et Fives en 1858, est une bonne porte d’entrée pour déambuler dans la compréhension des avatars et contradictions qui font qu’une grande partie de la population de cette ville vit vaille que vaille et coûte que coûte contre vents et marées. Est-il besoin de dire que sans ses faubourgs, sans sa banlieue, Lille ne serait qu’une froide vitrine ? C’est une bonne porte d’entrée à deux égards, d’abord parce que les stigmates de l’exploitation industrielle exemplairement exhibés par les cours (les fameuses «courées») n’ont pas entièrement été effacés, ensuite parce que la restructuration urbanistique dont elle est l’objet constitue la contrepartie tout à fait symptomatique de l’hypercentre, très très loin là-bas.
Ces cours, ces « courées », quoique certaines soient de véritables verrues, j’aimerais qu’on n’en détruise plus aucune. La désaffection qui est la leur devrait être le prix à payer pour que ne disparaisse pas toute pro-fondeur, car la vraie profondeur est toujours fonction d’un au-delà que je ne distingue nulle part ailleurs qu’au-dedans des choses. Le pragmatisme contemporain si imbu de vitesse, de transparence et de superlative vraisemblance n’a aucune idée du fait qu’une ville ne peut être détentrice de profondeur qu’à condition de recéler des enclaves, des intervalles, des blancs, des vides, des silences, – exactement comme une partition de musique –, et je dirais de rendre sensible qu’il est une ville dans la ville.
Après Wazemmes aujourd’hui domestiquée – au risque que les Halles ne devinssent un cinéma d’avant-garde ! – s’ensuivent donc Esquermes qui n’a heureusement pas écopé de l’irréparable, Moulins bien tristounet et Fives dépenaillé après avoir été des plus conviviaux. Pour ne rien dire de Lille-Sud, de Wattignies, de Roubaix, de Tourcoing, etc. Loin de moi de prétendre qu’il n’y a qu’à claquer des doigts pour administrer une ville : à bien des égards je tiens compte du fait que Lille est une ville en devenir, mais cela ne compense qu’abstraitement le misérabilisme dont je me sens parfois coupable, la fréquentation d’autres villes me suggérant la mesure de ce qui aurait été possible en même temps que l’intuition de quelque chose d’infiniment désirable.
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Good job indeed. LIKE this one too.
Have a nice day mate.
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Very nice, beautiful work! L+F. Greetings, Jos.
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Avec ses 67 mètres, « Le Signal » domine l'hôtel de Région. À l'intérieur, il y a des locaux techniques et des salles de réunion jusqu'au sixième étage, au-dessus, la tour est creuse, avec des aéroréfrigérants brassant l'air pour alimenter les systèmes de chauffage et la climatisation. L'escalier métallique en colimaçon fait environ 250 marches.
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La belleza esta vez, yo la veo en el contraste de luces y sombras. Me gusta
Voro
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Finalement, je commence à trouver à Bruxelles qui n'est pas ce que j'appelle une belle ville des aspects attachants, - des angles. L'accoutumance sans doute. Les perspectives mais plus généralement la dimension, c'est-à-dire parfois la surdimension, avec des choses qui filent là-bas au loin, au bout, au fond. C'est ça que j'aime bien. On y va toujours en coup de vent, mais on s'est promis de se prendre deux ou trois jours pour pouvoir s'enfoncer plus avant, la prochaine fois. Amiteusement. Guy
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Belle photo. Cette gare à un potentiel énorme. Je vais y aller faire tour.
Salutations, Ghislain
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Merci pour cet aimable commentaire, Hervé.
Mes meilleurs voeux pour 2012 !!!
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Très intéressent ce pont, ces courbes sont superbes J'aime beaucoup les lignes de fuites et la symétrie de l'image. Les 2 petits graffitis apportent une petite touche sympathique, un peu comme un grain de beauté. Amicalement, Ghislain
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Le « flambeau » de la liberté a beau ne plus être qu'une marionnette aux yeux du monde manifestement dessillé, la Wallonie n'en est pas moins drôlement bien roulée. De beaux restes ? Liège, en effet, est une ville à laquelle j'ai trouvé bien du charme.
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Concernant Auguste Scalbert,voir : Google.
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