didier hubert georges fabre
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Né et habitant dans les Alpes- Maritimes, passionné par les grands espaces naturels et la faune sauvage.

didier hubert george…'s conversations

Zone frontalière dominée par la Pointe Marguareis (2651M); point géographique méridional extrême du territoire français. Situé au Nord-Est du département des Alpes Maritimes dans l'enclave de la commune de La Brigue, le massif du Marguareis se caractérise par un accès difficile seulement les mois d'été et reste très périlleux l'hiver avec un enneigement très important. Cette zone karstique, à cheval entre France et Italie, s'étage entre 2000 et 2650m d'altitude. De grands réseaux karstiques mondialement connus renferment des systèmes hydrologiques complets dépassant plus de 1000M de profondeur.

Border area dominated by the Pointe Marguareis (2651M); Geographically extreme southern French territory. Located in the northeast of the Alpes Maritimes in the enclave of the town of Brig Marguareis massif is characterized by difficulties accessing only the summer months and is very perilous winter with a major snowfall. This karst area straddling France and Italy, sprawls between 2000 and 2650m altitude. Large world famous karst networks contain complete hydrological systems exceeding more depth 1000M.

Ce premier Gréolières fut bâti au VIème siècle, alors que la terrible peste dite de “ Justinien ” infestait les maisons situées plus bas au voisinage de l’ancienne “ via Ventiana ” (voie romaine reliant Vence à Castellane). Si les origines de cet ample ensemble de facture médiévale peuvent apparaître incertaines, son abandon reste tout aussi mystérieux. Nous allons essayer d’en retrouver les traces au travers des vestiges et de l’Histoire. Le château, vaste parallélépipède en pierres de taille, avec ses meurtrières archaïques, sa rampe d’accès caractéristique (obligeant les assaillants à grimper avec leur bouclier à gauche) a été daté du XIIIème siècle par les spécialistes*. C’est sans doute la raison pour laquelle certains historiens l’ont qualifié de “ templier ” alors que l’Ordre n’avait aucune possession en ce lieu. Le château de Gréolières Hautes a été édifié par le comte de Provence Raymond Bérenger V dans le courant de la première moitié du XIIIème siècle. (Il a sans doute été commencé entre 1220 et 1232). Ce site était alors inoccupé tandis que celui de Gréolières Basses avait déjà été fortifié depuis le XIème siècle. Il faut remarquer que dans cette construction de Gréolières Hautes les meurtrières sont déjà abondamment utilisées alors que le flanquement y est encore inconnu ”. L’église romane, avec son double clocher latéral, dédiée à Saint Etienne, est datable également du XIème ou XIIème siècle. Les nombreux restes d’habitations s’échelonnent eux jusqu’au XVème siècle. L’Histoire nous donne quelques repaires permettant de suivre l’abandon progressif du village accroché aux flancs méridionaux du Cheiron. Autour de l’an mille, signalons que l’Abbaye de Saint Victor de Marseille possédait le prieuré de Notre Dame de Verdelay proche de Gréolières et que l’Abbaye de Saint Pons de Cimiez détenait le prieuré de Saint Pons, entre Gréolières et Coursegoules. L’actuel hameau de Saint Pons date de cette lointaine époque. L’étymologie de Gréolières vient de Graularias (1033) dérivant du latin Graulus et du provençal Graulo signifiant corneille. Groleriis supérius, puis Grolleriis subterius sera seigneurie de la célèbre famille des Villeneuve-Vence dès le XIIIème siècle. En effet, Romée de Villeneuve reçoit le 15 Décembre 1229 les terres de Gréolières retirées à des seigneurs qui avaient pactisé avec la ville de Grasse en rébellion contre le comte de Provence. Le 9 Mars 1252, Gréolières réapparaît au testament de Romée. C’est en 1315 que Hautes Gréolières est le plus prospère, 86 feux soit 560 habitants y sont alors recensés ! Les malheurs vont alors s’acharner sur cette florissante communauté rurale : de 1348 à 1350 la hideuse “ peste noire ” décime la population, à partir de 1356-57 des bandes armées ravagent la région jusqu’à la fin du siècle, en 1364 la famine s’installe après la sécheresse et une invasion de sauterelles. En 1368, on repeuple les proches villages de Cipières et Caussols devenus vides. Mais c’est en 1385 que le coup fatal sera porté à Hautes Gréolières, à la suite des combats opposant les armées des héritiers de la reine Jeanne. Selon l’historien G. Bres, Gréolières et ses environs sont complètement dévastés par “ le passage des troupes victorieuses ” qui détruisent tous les blés, vignes et fruits du terroir. La confirmation est donnée par les recensements de la population des Hautes Gréolières qui chute à 6 feux soit 39 habitants, en 1400. Le chiffre des feux remontera péniblement à 15 feux soit 98 habitants en 1471, mais ne connaîtra plus jamais celui acquis au XIVème siècle. Au XVème siècle, les activités économiques essentiellement agricoles portent sur les labours (céréales), les pâturages (élevage et hivernage des troupeaux). On y compte 47 boeufs de labour, 20 vaches, 24 chevaux, 4 ânes et 900 ovins et caprins. Ces modestes données reflètent ce qui pouvait être les atouts de la richesse du début du XIVème siècle, avant la crise économique et les ravages conjugués de la peste et des bandes armées. L’Histoire se poursuit, mais lorsqu’il est question de Gréolières, il s’agira désormais de Basses Gréolières, avec son église et son propre château. En 1654, dix maisons sont encore occupées à Hautes Gréolières ; G. Doublet (spécialiste de l’Histoire religieuse) y signale 28 communiants, les habitants descendent alors pour les offices à Basses Gréolières, leur prêtre “ n’a presque rien à faire ”. Bouchenu, autre écrivain religieux du XVIIIème siècle, remarque que le nombre des communiants s’y stabilise : 47 en 1715, 49 en 1722. De plus, il note que le cimetière y étant “ interdit ”(!), on enterre les défunts dans l’église. Il poursuit en précisant que le vicaire prend peu soin “ de ses brebis qui ne se montent pas à une cinquantaine ”, mais que ce dernier “ refuse la confirmation à des enfants dont les uns sont trop jeunes et les autres trop ignorants ”. Enfin, il ajoute que “ les deux parties de Gréolières sont à 300 pas l’une de l’autre ” et qu’il reste là-haut “ les ruines d’un château ayant appartenu dit-on aux Templiers ”. Le dernier habitant de Hautes Gréolières quittera son village au début de notre siècle pour rejoindre ses concitoyens regroupés au bas de la colline. Aujourd’hui devenu un village fantôme avec ses ruines grises confondues à la rocaille, Hautes Gréolières nous parle d’une époque heureuse et prospère, vieille de plus de sept siècles.

Gréolières the first was built in the fifth century, when the terrible plague called the "Justinian" infested the lower houses located near the ancient "via Ventiana" (Roman road linking Vence to Castellane). If the origins of this extensive set of medieval invoice may appear uncertain, its abandonment remains equally mysterious. We will try to find traces through the remains and history. The castle, large cuboid in stone, with its archaic loopholes, its characteristic ramp (forcing the attackers to climb with their shields left) has been dated to the thirteenth century by specialists *. This is probably why some historians have called "Templar" after the Order had no possession in this place. Gréolières High Castle was built by Count Raymond Bérenger V de Provence sometime in the first half of the thirteenth century. (It was probably started between 1220 and 1232). This site was then unoccupied while that of Gréolières Bass had already been fortified since the eleventh century. Note that in this construction of the deadly Hautes Gréolières are already used extensively as the flanking is still unknown. " The Romanesque church with its double side tower, dedicated to Saint Etienne, is also dated to the eleventh or twelfth century. The many remnants of dwellings ranging them until the fifteenth century. History gives us some dens to monitor the phasing out of the village clinging to the southern slopes of the Cheiron. Around the year thousand, note that the Abbey of Saint Victor Marseille had the Priory of Our Lady of Verdelay near Gréolières and the Abbey of Saint Pons Cimiez held the priory of Saint Pons, between Gréolières and Coursegoules. The current hamlet of Saint Pons date of that distant time. The etymology of Gréolières just Graularias (1033) derived from the Latin and Provencal Graulo Graulus meaning crow. Groleriis superius and Grolleriis subterius will lordship of the famous family of Villeneuve-Vence from the thirteenth century. Indeed, Romée de Villeneuve receives 15 December 1229 the lands withdrawn from Gréolières lords who had made a pact with the city of Grasse in rebellion against the Count of Provence. On March 9, 1252, Gréolières reappears testament Romée. It is in 1315 that is the Hautes Gréolières prosperous, fires 86 560 inhabitants are then listed! The misfortunes will then go after this thriving rural community: from 1348-1350 the hideous "Black Death" decimates the population, from 1356 to 1357 armed gangs ravage the region until the end of the century, in 1364 the famine settles after drought and a locust invasion. In 1368, it repopulates the villages near Caussols Cipières and become empty. But it was in 1385 that the fatal blow will be brought to the High Gréolières, following fighting between the armies of the heirs of Queen Jeanne. According to historian G. Bres, Gréolières and area is completely devastated "the passage of the victorious troops" that destroy all wheat, vines and fruits of the soil. Confirmation is given by the population censuses of Hautes Gréolières which drops to 6 fires or 39 inhabitants in 1400. The number of fires painfully back up to 15 fires or 98 inhabitants in 1471, but never know the level attained in the fourteenth century . In the fifteenth century, mainly agricultural economic activities include plowing (cereals), pastures (breeding and wintering flocks). There are there 47 oxen, 20 cows, 24 horses, four donkeys and 900 sheep and goats. These modest figures reflect what could be the advantages of wealth from the early fourteenth century, before the economic crisis and the ravages of the plague and combined armed gangs. History continues, but when it comes to Gréolières, it will now Gréolières Basses, with its church and his own castle. In 1654, ten houses are still occupied in Hautes Gréolières; G. Doublet (specialist in religious history) report noted 28 communicants, people then go down to the offices in Basses Gréolières, their priest "has almost nothing to do." Bouchenu, another religious writer of the eighteenth century, notes that the number of communicants stabilizes to: (!) 47 in 1715, 49 in 1722. In addition, he noted that the cemetery there is "forbidden", they bury the dead in church. He continued by stating that the vicar takes little care "of his sheep do not go up to a fifty," but that he "refuses confirmation to children some of whom are too young and too ignorant others." Finally, he added that "both sides of Gréolières 300 are not one of the other" and remains there "the ruins of a castle that belonged to the Knights Templar are told." The last inhabitant of Hautes Gréolières leave his village at the beginning of this century to join his countrymen grouped down the hill. Now a ghost town with its confused gray ruins in the rockery, Hautes Gréolières tells of a happy and prosperous time back more than seven centuries.

Dépression karstique du plateau de Caussols

Une certaine idée de l'espace nature-liberté.

Beautiful Picture!!!!

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Corey

Face au massif du Cheiron, Cipières surplombe la vallée du Loup. Au sommet du village, le château domine Cipières, de style provençal classique, il date des XIII° et XVIII°siècles. Il a été magnifiquement restauré en 1951 et transformé depuis en hôtel.

Facing the massif of Cheiron, Cipières overlooking the Loup Valley. At the top of the village, the castle dominates Cipières, classic Provençal style, it dates from the thirteenth and eighteenth centuries. It has been beautifully restored in 1951 and since transformed into hotel

Longtemps zone frontière avec la Savoie, la haute-Provence dût se protéger. De nombreuses fortifications sont érigées à la Renaissance, mais c'est après 1692, suite à une attaque des troupes piémontaises, que Louis XIV demande à Vauban de revoir le système défensif des Alpes. En quelques années, Vauban rétablit une ligne de fortifications efficace en restructurant –du nord au sud- les forts de : Saint-Vincent-les-Forts, Seyne-les-Alpes, Colmars-les-Alpes et Entrevaux.En 1704, pendant la guerre de succession d’Espagne, la forteresse résista victorieusement aux assauts des troupes du Duc de Savoie allié de l’Empereur d’Autriche. Pendant la Grande Guerre (1914-1918), la citadelle servit de prison disciplinaire pour des officiers allemands. Le vacarme des canons s’est dissipé depuis longtemps, mais la cité a conservé intacte son authenticité.

Long border area with Savoy, high-Provence had to protect themselves. Numerous fortifications were erected in the Renaissance, but after 1692, following an attack on the Piedmontese troops, Louis XIV asked Vauban to review the defensive system of the Alps. In a few years, Vauban restores a line of fortifications effective restructuring -from north to south Forts: Saint-Vincent-les-Forts, Seyne-les-Alpes, Colmars-les-Alpes and Entrevaux.En 1704 during the war of Spanish Succession, the fortress victoriously resisted the attacks of the Duke of Savoy's troops allied to the Emperor of Austria. During the Great War (1914-1918), the citadel served disciplinary prison for German officers. The cannons roar dissipated long ago, but the city has preserved its authenticity.

La Commune de la Brigue (Alpes-Maritimes) s'étend dans sa partie nord sur le massif calcaire du Marguaréis; les limites communales, entre la cime du Bec à l'ouest et la cime de Pertègue à l'Est, s'avancent en territoire italien, dessinant « l'enclave de la commune de la Brigue ». A plus de 2 000 m d'altitude c'est une région isolée, à l'accès difficile; seule la route militaire ctu col de Tende y conduit et cette route est difficilement carrossable du côté français, très peu fréquentée du côté italien. Cet ensemble d'environ 900 hectares, situé au-dessus de la limite supérieure de la forêt, est devenu une zone d'alpage principalement pour les troupeaux italiens de Mondovi et de Limone. Du point de vue géographique, la région est surtout remarquable dans sa partie française comme dans la partie italienne par l'importance des phénomènes karstiques

The Town of Brig (Alpes-Maritimes) extends into the northern part of the limestone massif Marguareis; the municipal boundaries between the top of Bec in the west and the top of Pertègue east, advance in Italian territory, drawing "the enclave of the town of Brig." At over 2000 meters above sea level it is a remote area with difficult access; only the military road ctu Tende leads to it and this is hardly motorable road on the French side, very little traffic on the Italian side. This set of approximately 900 hectares, located above the upper limit of the forest, became an alpine area primarily for Italian herds of Mondovi and Limone. Geographically, the region is especially remarkable in its French part as in the Italian part by the importance of karst phenomena

L'enclave du massif du Marguareis est un ensemble karstique dans les Alpes Ligures appartenant à la commune de La Brigue au nord du département des Alpes-Maritimes. L'enclave est située entre Tende et l'Italie. L'accès à l'enclave est difficile, la seule route qui y accède passe par l'Italie. Entre la cime du Bec à l'ouest et la cime de Pertègue à l'est, le territoire, étendu sur 900 hectares, est situé à plus de 2 000 mètres d'altitude au-dessus de la limite supérieure de la forêt. Il s'agit d'une zone d'alpage principalement pour les troupeaux italiens de Mondovi et de Limone Piemonte. L'enclave est dominée par la pointe Marguareis culminant à 2 651 mètres d'altitude (haut et droite de la photo). Formés de montagne calcaire, l'ensemble présente de nombreuses cavités et de gouffres plus ou moins profonds fréquemment exploré par des spéléologues expérimentés.

The enclave massif is a karst Marguareis together in the Ligurian Alps belonging to the town of Brig north of the Alpes-Maritimes department. The enclave is situated between Tende and Italy. Access to the enclave is difficult, the only road that is accessed through Italy. Between the top of Bec in the west and the top of Pertègue east, the territory lying on 900 hectares, is located more than 2000 meters altitude above the upper limit of the forest. This is a mountain area primarily for Italian herds of Mondovi and Limone Piemonte. The enclave is dominated by Marguareis peak rising to 2651 meters above sea level (top and right of the picture). Formed of limestone mountains, the assembly has many cavities and sinkholes of varying depths frequently explored by experienced cavers.

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