Roberto Carrieri
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Statues du piédroit de droite : les Apôtres Saint Paul, Saint Jacques le Majeur, Saint Thomas, Saint Philippe, Saint Jude et Saint Matthieu

EXPLICATION TRÈS CURIEUSE DES ENIGMES ET FIGURES HIEROGLIPHIQUES, PHYSIQUES, QUI SONT AU GRAND PORTAIL DE L'EGLISE CATHÉDRALE ET MÉTROPOLITAINE DE NOTRE-DAME DE PARIS

Par LE SIEUR ESPRIT GOBINEAU DE MONTLUISANT GENTILHOMME CHARTRAIN, AMI DE LA PHILOSOPHIE NATURELLE ET ALCHIMIQUE ET D'AUTRES PHILOSOPHES TRÈS-ANCIENS

12° Proche et derrière ce Dragon volant, est figuré un Ridicule, et derrière ce Ridicule est un chien assis sur le dos, sur lequel chien est posé un oiseau.

12° Proche et derrière ce Dragon volant, est figuré un Ridicule, et derrière ce Ridicule est un chien assis sur le dos, sur lequel chien est posé un oiseau. Ce Ridicule est un moqueur de la science hermétique en question, un rieur méprisant des opérations des vrais Sages et Philosophes ; et de tous leurs Partisans qu'il estime insensé, tout aveuglé qu'il est dans l'erreur vulgaire.

6° Quand à la Croix
ou sur les lignes transversales, par les côtés d'icelle sont posés une larme et un Calice, c'est pour nous faire entendre, que ce n'est que la Nature élémentaire, c'est-à-dire les quatre Elemens croisés, figurés par les quatre lignes de la Croix : en effet, c'est par le moyen des quatre Elemens que les vertus et les énergies célestes descendent et s'insinuent incessamment sur tous les Corps visibles et sublunaires.Les deux lignes, haute et basse, représentent le Feu céleste, et les deux autres lignes traversantes signifient l'air et l'eau.La larme, qui signifie l'humide de l'air, pleine de feu vital, et posée sur la ligne de l'air et de l'eau, doit être reçue dans le Calice, qui signifie le récipient, et non pas dans les basses vallées, quoi qu'elle soit partout, mais sur des lieux qui s'avancent dans l'air, où elle ne sera pas prise en quantité par ceux qui n'ont pas la connaissance de l'aimant physique et philosophique.

Le Mercredi 20 de May 1640, veille de la glorieuse Ascension de notre Sauveur Jésus-Christ, après avoir prié et sa très-sainte Mère Vierge en l'Eglise Cathédrale Métropolitaine de Paris, je sortis de cette belle et grande et considérant attentivement son riche et magnifique Portail, dont la structure est très exquise, depuis le fondement jusqu'à la sommité de ses deux hautes et admirables Tours, je fis les remarques que je vais expliquer. Je commence par observer que ce Portail est triple,

2° Le Caducée entortillé de deux serpents, enseigne que la Pierre est composée de deux substances, quoique tirée du même corps, et extraite de la même racine ; ces deux substances néanmoins semblent être contraires eu apparence, l'une étant humide et l'autre seiche, l'une volatile et l'autre fixe ; mais elles sont semblables en essence et en effets, parce qu'elles sont deux de nature, venant d'un seul principe, quoiqu'elles ne soient réellement qu'une.

3° Le Phénix qui se brûle, et renaît de ses propres cendres, nous apprend que ces deux substances, après avoir été mises dans l'oeuf philosophique en l'Athanor, agissent longtemps et naturellement l'une contre l'autre, qu'elles se livrent de furieux combats avant de s'embrasser et de s'unir ; que la guerre est longue avant de recevoir le baiser de paix ; que les flots de la Mer philosophique sont longuement agités par le flux et reflux, avant que la bonace et le calme puissent succéder et régner; enfin que les travaux sont bien grands auparavant que ces deux substances se réduisent finalement en poudre ou souffre incombustible ; car cela ne se peut faire qu'après que l'humide Mercuriel a été consommé, ou plutôt desséché par la grande activité du chaud et sec interne de la substance corporelle du Sel de nature, et que tout le compost est fait semblable. C'est après ces brûlements, ou calcinations philosophiques, que cette poudre, le vrai Phénix des Sages, car il n'y a point dans le monde d'autre Phénix que celui-là, étant dissout derechef dans son lait virginal, retourne à reprendre naissance par soi-même, et de ses propres cendres, et continue ainsi à renaître et mourir, tout autant de fois qu'il plaît à l'Artiste bien expérimenté.

5° L'homme qui tient un Calice dans lequel il reçoit quelque chose de l'air, nous démontre qu'il faut sçavoir ce que c'est que l'Aymant fait par l'homme qui a la puissance d'attirer du Ciel, du Soleil et de la Lune par sa vertu magnétique, l'Esprit Catholique invisible, revêtu de la pure substance humide éthérée, influence quintessencifiée, pour de ces deux en faire une troisième substance participante des deux autres individuellement, et qui chacune contienne en soi indivisiblement le Sel, le Souffre, et le Mercure universels, lesquels tous trois se congèlent et s'unissent au centre de toutes choses.

4° Le Bélier signifie toujours le commencement de la Saison, en laquelle il faut prendre la matière, d'autant qu'en ce temps d'effervescence l'humide igné de l'Esprit universel commence à monter de la Terre au Ciel ; et à descendre du Ciel en terre, bien plus copieusement qu'en toute autre saison, et avec plus de vertu, surtout dans les minières, ou le Soleil a fait au moins trente révoltions, et non plus de trente-cinq, où la Nature minérale commence à rétrograder, pour tendre à sa dépravation et à son déclin

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